Apr29IECS Network BreakfastPosted at 22:15 in Networking, Project Management, Strasbourg

Ce matin a eu lieu le premier IECS Network Breakfast, sur la péniche l'Elégant. Monsieur Alain Russel, directeur de l'Aéroport International de Strasbourg (7ème aéroport français), a répondu aux questions sur deux thèmes majeurs : l'Aéroport International de Strasbourg contre le TGV; et l'Aéroport International de Strasbourg et les autres aéroports rhénans.
Ce qui en est ressorti avant tout, c'est que la réponse "magique" de quasi tous les aéroports dans le monde est le low-cost. Booster le trafic charter est donc une des réponses logiques que l'on pourrait fournir. Mais Strasbourg, précurseur en la matière, souffre de deux inconvénients.
Le premier est historique, puisque cet aéroport était militaire jusqu'en 1994, et qu'à ce titre, il était difficile de développer ce type de trafic; et le second est tout simplement que l'épisode RyanAir est toujours en recours devant la justice. Mais néanmoins, sans pour autant faire d'annonce, Alain Russel a bien précisé qu'avec les opérateurs low-cost, les choses allaient très vite, et que des contacts étaient déjà pris.
L'autre solution consiste à développer le trafic non concurrent avec le TGV, c'est à dire, vers l'Europe. Ce qui nous amène à la seconde problématique du jour, c'est la position de l'Aéroport International de Strasbourg parmi les autres aéroports rhénans. Parler de complémentarité est utopique dans ce contexte financier, il s'agit donc (encore une fois) de parvenir à être compétitif. Toutefois, il y a une différence entre l'Aéroport International de Strasbourg et certains autres aéroports européens de 10 € par passager sur le prix facturé aux opérateurs, et pour moitié (4,5 €), elle est due à la taxe d'aviation civile.
L'amélioration de l'accessibilité de l'aéroport, aujourd'hui préjudiciable au trafic, a également été soulevée, ainsi que l'augmentation de chiffre d'affaires annexes (les parkings représentent 20% du budget, et il n'y a pas encore assez de trafic pour développer les boutiques actuellement). Quoi qu'il en soit, Alain Russel reste confiant et ne voit pas en l'arrivée du TGV la "mort" de l'Aéroport International de Strasbourg.
Cette première édition de ce petit-déjeuner a été fort agréable, malgré quelques points de détail à fignoler (nous avons, ce matin, eu quelques soucis de micros), vivement le prochain rendez-vous.



